Reconnaissance de l’Etat palestinien par la France : une étape positive mais insuffisante face au drame de Gaza

L’engagement d’Emmanuel Macron à reconnaître l’Etat palestinien à la tribune de l’ONU en septembre prochain constitue un pas positif. En effet, face à la guerre d’anéantissement menée par le gouvernement Netanyahu à l’endroit de Gaza et de sa population, tous les gestes visant à concrétiser le droit des Palestiniens à prendre leur destin en main au sein d’un Etat souverain constituent un rappel précieux que la France ne saurait accepter que la résolution du conflit israélo-palestinien puisse passer par l’anéantissement d’une des deux parties.

Cependant, cette annonce d’Emmanuel Macron doit être complétée de mesures fortes – et notamment de sanctions contre des responsables politiques israéliens manifestement impliqués dans les crimes en cours – afin d’obtenir un cessez-le-feu immédiat et l’entrée massive de l’aide humanitaire au sein de la bande de Gaza désormais ravagée par une famine volontairement organisée par le gouvernement israélien.

L’utilisation par le pouvoir israélien de la faim comme d’une arme de guerre, la recherche de plus en plus ouvertement assumée d’une épuration ethnique de Gaza, les autres violations gravissimes du droit humanitaire international largement documentées et manifestement constitutives de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité, l’accélération de la colonisation en Cisjordanie et les propos génocidaires ouvertement prononcés par des ministres en exercice disent l’urgence de la situation et la nécessité d’agir en conséquence.

Au-delà des positions diplomatiques de notre pays, nous adressons notre soutien à nos partenaires de Standing Together. En effet, attachée à l’égalité et à la paix et donc violemment attaquée par les milieux d’extrême-droite aujourd’hui au pouvoir en Israël, cette organisation judéo-arabe est à la pointe des mobilisations qui se déroulent ces derniers jours en Israël afin de demander, sans oublier la question de la libération par le Hamas d’otages dont la capture et la détention constituent également des crimes de guerre, qu’un terme soit mis à la guerre d’anéantissement qui frappe les Palestiniens à Gaza et qui plonge Israël dans la faillite morale où l’entraîne un gouvernement aujourd’hui guidé par une idéologie suprémaciste.

SOS Racisme réitère plus généralement son soutien à toutes celles et tous ceux qui soutiennent la solution dite « deux peuples, deux Etats ». A rebours des massacres du 7 octobre perpétrés par le Hamas en Israël et de la guerre d’anéantissement que mène le gouvernement israélien à l’endroit des Palestiniens depuis lors, nous sommes en effet aux côtés de celles et de ceux qui ne rêvent pas de sang mais d’un Etat palestinien souverain et viable aux côtés d’un Etat d’Israël universellement reconnu.

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