Censure du gouvernement Barnier : SOS Racisme enjoint Emmanuel Macron à ne pas essayer de construire une suite en lorgnant vers le RN. 

Ce mercredi 4 décembre, le gouvernement de Michel Barnier a été renversé à l’issue de l’adoption par l’Assemblée nationale d’une motion de censure.

Cette situation place évidemment notre pays dans une situation d’incertitude et aggrave la crise politique dans laquelle Emmanuel Macron a plongé les Françaises et les Français depuis son annonce irresponsable de la dissolution de l’Assemblée nationale. Mais cette situation découle d’une succession de choix pris par le président de la République depuis le 7 juillet dernier, puis par Michel Barnier depuis son arrivée à Matignon.

Ayant cherché à garder la main sur les affaires gouvernementales en s’échinant à construire une coalition parlementaire LR-Renaissance pourtant fortement minoritaire, le président de la République a installé une situation d’instabilité après avoir pourtant affirmé qu’il avait cherché à nommer un Premier ministre en mesure de construire des majorités parlementaires.

Michel Barnier, quant à lui, a une lourde responsabilité dans la situation politique qui est celle de la France depuis le renversement de son Gouvernement. En effet, le premier Ministre défait a donné le sentiment, à plusieurs reprises, de chercher la bienveillance du Rassemblement national afin de pouvoir poursuivre son action. Il y a encore quelques heures, Michel Barnier cherchait la neutralité du RN en portant des coups de canif à l’Aide Médicale d’Etat.

Alors que le président de la République aura une nouvelle fois la main dans la nomination d’un nouveau chef du Gouvernement, SOS Racisme s’inquiète des échos qui, ces dernières heures, laissent entendre que le chef de l’Etat chercherait une solution primo-ministérielle de nature à complaire au RN.

Alors que les dernières élections législatives ont permis, grâce à un front républicain construit dans les urnes par des millions de citoyens, de faire obstacle à la prise du pouvoir par le RN ;

Alors que les deux dernières élections présidentielles ont conduit à l’élection d’Emmanuel Macron dans une configuration où de nombreux Français – pourtant radicalement opposés à sa politique libérale – ont voté pour lui afin de faire barrage à l’extrême-droite ;

Nous demandons au chef de l’Etat de cesser de « lorgner » vers le camp politique contre lequel, en 2017 et en 2022, il a affirmé vouloir se dresser. L’extrême-droite n’a jamais autant progressé que sous les mandats d’Emmanuel Macron. Cette réalité entache d’ores et déjà son bilan présidentiel.

Nous enjoignons Emmanuel Macron à ne pas ternir davantage ce bilan et donc à cesser d’œuvrer, par des gestes répétés de légitimation institutionnelle du RN, à la banalisation déjà bien entamée de l’extrême-droite.

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