SOS Racisme appelle les juridictions à retenir la qualification pénale adaptée d’injure à caractère racial lors de l’utilisation du surnom « bougnoule ».

Le 3 décembre 2024, le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan écartait la caractérisation d’insultes à caractère raciste aux motifs qu’il existerait « un doute suffisamment important sur le fait que le terme « bougnoule » ait pu être utilisé en tant que surnom et non en tant qu’insultes destinées à atteindre [la victime] en raison de son origine, pour écarter de la prévention de harcèlement moral les insultes à caractère raciste ».

Pourtant, au cours de son placement en garde en vue, la prévenue reconnaissait l’emploi du surnom, de « grand bougnoule » ou de « bougnoule » de manière répétée pour désigner le plaignant. L’utilisation de ce terme était également confirmée par la majorité des témoignages de ses collègues recueillis au cours des auditions menées par les autorités compétentes.

Contactée par la victime, SOS Racisme s’était constituée partie civile en première instance et sera présente et représentée lors de l’audience en appel pour rappeler que l’emploi d’un « surnom » ne saurait suffire à écarter la caractérisation de la circonstance aggravante de racisme.

SOS Racisme appelle les juridictions à qualifier et reconnaitre le caractère raciste de l’emploi du terme « bougnoule », dont la connotation humiliante et raciste renvoie nécessairement à une origine et caractérisent de ce seul fait des injures racistes, constitutif de harcèlement moral discriminatoire.

Nous réaffirmons la nécessité et l’importance du rôle des juridictions de retenir la qualification pénale adéquate au regard des violences racistes et rappelons qu’il est de leur devoir d’appliquer la circonstance aggravante de racisme prévue par la loi lorsque les éléments constitutifs sont réunis, et notamment lorsque que la manifestation du racisme est d’une clarté telle qu’elle ne saurait être débattue.

Découvrir nos autres
actualités

« Le RN mène une offensive directe contre les droits des femmes en Europe et en France »

Paru dans le Monde, par SOS Racisme et l’Institut du Genre en Géopolitique À travers sa politique anti-migratoire violente, Trump prétend répondre à sa promesse du 30 octobre 2024, de « protéger les femmes, qu’elles le veuillent ou non » En France,

Non au « Règlement retour » ! Ne laissons pas l’Union européenne céder à l’inhumanité et à la xénophobie

Communiqué du collectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs dont SOS Racisme est signataire. Le « Règlement retour », adopté par le Parlement européen jeudi 26 mars 2026, constitue une nouvelle étape de la politique migratoire indigne qui transforme l’Europe en une forteresse

Pour des sanctions contre CNews après des propos racistes visant Bally Bagayoko — signez la pétition !

Face à la multiplication de propos racistes visant Bally Bagayoko sur une chaîne du groupe Bolloré, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, Nathalie Tehio, presidente de

Campagne raciste visant un élu de la République : rassemblons-nous contre le racisme, les discriminations et la haine de l’autre

Le nouveau maire de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, M. Bally Bagayoko, fait l’objet de la part de l’extrême droite d’une campagne raciste d’une rare virulence, s’agissant d’un élu de la République. D’autres maires sont également visés par des propos racistes. Nos

Nous soutenir