Injures racistes, sexistes et misogynes d’un policier municipal RN à Carcassonne : SOS Racisme porte plainte et demande le renvoi de l’auteur de ces propos

Dans la soirée du 8 septembre 2026, une enquête vidéo a révélé les propos racistes, sexistes, misogynes et complotistes tenus au cours d’une patrouille par un policier municipal de Carcassonne, ancien membre du service d’ordre du RN et proche de Christophe Barthès, nouveau maire RN de cette ville. Il a notamment assuré la sécurité de Jordan Bardella lors de son déplacement à Carcassonne en soutien à Christophe Barthès en février dernier.

Durant près de six heures, ces propos ont été enregistrés à son insu par sa caméra-piéton.

« Ils roulent vite ces bougnoules » ; « J’en peux plus, en centre-ville, du bicot, du nègre, du nègre, du bicot, de l’Afghan… ». À plusieurs reprises des personnes noires sont traitées de « singes ». Après le signalement d’une femme qui aurait percuté un animal, le policier répond « C’est peut-être un migrant (…) Un petit Kirikou dans la savane », en empruntant un accent raciste. 

Ces propos ne se limitent pas au registre raciste. Le policier a également tenu des propos sexistes particulièrement violents, notamment en déclarant : « Le patriarche, c’est celui qui commande à la maison, celui qui bande et qui a les muscles : chez Cro-Magnon, ça marchait comme ça, les connasses à l’époque dans les grottes, si elles n’étaient pas avec leur mec, elles se faisaient buter à l’extérieur ». 

Il aurait également relayé des théories complotistes transphobes visant notamment Brigitte Macron.

Cette affaire grave montre une fois de plus la réalité du racisme crasse des individus qui gravitent autour du RN. L’exclusion de ce policier par le RN ne doit pas faire illusion: c’est le scandale médiatique qui aboutit à cette décision à l’endroit d’un individu qui n’a reçu aucune sanction de la municipalité RN en place depuis mars dernier.

Cette affaire montre également l’absence de fermeté des élus face au racisme dans la police, les propos étant connus depuis de nombreux mois, avant même que le RN ne prenne le contrôle de la ville de Carcassonne.

Enfin, cette affaire interroge la lenteur de la.justice qui enquête depuis 8 mois alors que les propos tenus et l’identité de l’auteur ne font pas de doute.

Afin d’éviter que l’affaire ne s’enlise, SOS Racisme a saisi le parquet de Carcassonne pour être tenue au courant du dossier et se constituera partie civile dans la perspective d’une éventuelle audience. SOS Racisme a également saisi les autorités compétentes, notamment le pôle instruction du Défenseur des droits et a demandé au préfet compétent le retrait de l’agrément de cet agent de la police municipale. SOS Racisme a également saisi le maire afin que, à rebours de l’impunité dont a joui l’auteur de propos racistes, une mesure de révocation soit adoptée à l’encontre de ce dernier eu égard à la gravité des comportements rapportés.

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