Hier à Paris, Ofer Bronchtein s’est éteint à l’âge de 69 ans. Nos pensées vont à ses proches, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont croisé sa route au fil de ce long combat qu’il avait fait sien : celui d’une paix possible entre Israéliens et Palestiniens.
Israélien engagé, il aura incarné toute sa vie l’idée de la coexistence de deux États, qu’il a défendue avec constance malgré les attaques. Il n’a cessé d’alerter, de plaider, de tenter aussi de convaincre les responsables politiques internationaux, y compris le président Emmanuel Macron, d’avancer vers une reconnaissance claire de la Palestine.
Dans les années 1990, il participe au processus de paix d’Oslo aux côtés du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, avant l’assassinat de ce dernier par un extrémiste israélien. En 2011, le président palestinien Mahmoud Abbas lui remet un passeport palestinien, honorant une promesse faite par Yasser Arafat.
Alors que les violences et les crimes de masse continuent de frapper les civils à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et ailleurs, il quitte ce monde sans avoir vu advenir ce qu’il appelait de ses vœux. On retiendra de lui un engagement humaniste et tenace, tourné vers la paix.
Il appartient désormais à celles et ceux qui restent de poursuivre cet engagement, de refuser la fatalité, et de continuer à défendre, concrètement, la perspective d’une paix juste et durable entre les peuples.