Assassinats à la gare Saint-Charles de Marseille : Cessons d’instrumentaliser la lutte contre le terrorisme pour faire reculer les droits 

Au nom de la lutte contre le terrorisme, le Gouvernement a présenté un projet de loi qui soulève de nombreuses inquiétudes du fait de la logique du soupçon qui le traverse et la montée en puissance du pouvoir administratif qu’il met en œuvre, au détriment des garanties offertes par la justice.

C’est dans ce cadre que ce projet de loi prévoit la possibilité d’opérer des contrôles d’identité aux frontières à peu près partout sur le territoire.

Que l’on habite à Paris, Aulnay, Evry, Toulouse, Lyon, Cachan, Saint-Etienne, … nous serons près de 70% de la population à vivre sur un territoire où la police pourra nous soumettre à un contrôle d’identité aux frontières !

Nous ne sommes pas naïfs : cette mesure visera avant tout les noirs, les arabes, les berbères, les asiatiques et tous ceux qui sont considérés comme des étrangers.

En fait, ce mardi 3 octobre, les députés vont voter un texte qui favorisera les contrôles d’identité au faciès.

Quel rapport avec la lutte contre le terrorisme ? Aucun !

D’ailleurs, les tragiques évènements qui viennent d’endeuiller la ville de Marseille – où deux personnes ont été assassinées à la Gare Saint-Charles dans le cadre d’une action terroriste revendiquée par Daech – le montrent sinistrement: au sein de la Gare Saint-Charles, la loi autorise déjà des contrôles d’identité aux frontières, ce qui n’a pas servi à épargner la vie de ces deux personnes tombées sous les coups de couteau de la haine djihahiste.

Cette réalité devrait inciter le Gouvernement à cesser d' »amuser la galerie » avec des mesures inefficaces dans la lutte contre le terrorisme, un sujet trop sérieux pour qu’il soit traité avec une telle légèreté.

Nous, organisations de la société civile, appelons à un rassemblement devant l’Assemblée nationale ce lundi 2 octobre à partir de 18h30 (Esplanade des Invalides, à l’angle des rues de Constantine et de l’Université)

Lire l’appel inter-organisations

Lundi 2 octobre devant l’Assemblée Nationale :

Rassemblement contre l’extension des contrôles au faciès

Au nom de la lutte contre le terrorisme, le Gouvernement a présenté un projet de loi qui soulève de nombreuses inquiétudes du fait de la logique du soupçon qui le traverse et la montée en puissance du pouvoir administratif qu’il met en œuvre, au détriment des garanties offertes par la justice.

C’est dans ce cadre que ce projet de loi prévoit la possibilité d’opérer des contrôles d’identité aux frontières à peu près partout sur le territoire.

Que l’on habite à Paris, Aulnay, Evry, Toulouse, Lyon, Cachan, Saint-Etienne, … nous serons près de 70% de la population à vivre sur un territoire où la police pourra nous soumettre à un contrôle d’identité aux frontières !

Nous ne sommes pas naïfs : cette mesure visera avant tout les noirs, les arabes, les berbères, les asiatiques et tous ceux qui sont considérés comme des étrangers.

En fait, ce mardi 3 octobre, les députés vont voter un texte qui favorisera les contrôles d’identité au faciès.

Quel rapport avec la lutte contre le terrorisme ? Aucun !

Attachés à la lutte contre le terrorisme qui tue, qui blesse et qui produit de la peur, nous sommes tout autant attachés au refus des contrôles d’identité fondés sur la discrimination raciale.

Pour faire barrage à ce mauvais coup porté contre les valeurs de la République ;

Pour défendre nos droits fondamentaux tels que l’égalité de traitement et la liberté d’aller et de venir ;

Pour refuser l’amalgame entre terrorisme et immigration ;

Pour refuser la logique du soupçon généralisé ;

Pour refuser une mesure qui étendra la discrimination raciale ;

Nous, organisations de la société civile, appelons à un rassemblement devant l’Assemblée nationale ce lundi 2 octobre à partir de 18h30 (Esplanade des Invalides, à l’angle des rues de Constantine et de l’Université).

Signataires : SOS Racisme, Emmaüs France, FSU, CFDT, FIDL, LDH, MRAP, UNEF, Collectif VAN, CRAN, SAF, Ni Putes Ni Soumises, FCPE, Egalité nationale, COFFAD, Auberge des migrants, SALAM Nord Pas de Calais, Collectif « Quoi ma gueule », Utopia56, Collectif antiracistes et antifascistes (Le Mans), ARAC Allonnes, Association des Travailleurs Marocains de France, Comité MUMIA Allonnes, Caisses à savon, Cyber Loisir, Allonnes-Sangha-Devenir, APEIS 72…

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