Le 13 mai 2025, des autocollants racistes avaient été retrouvés dans le centre-ville d’Orléans. Parmi d’autres slogans, l’un proclamait « zone interdite aux musulmans ».
Diffusés par le biais d’un site internet néonazi dont le responsable a été condamné dès le 13 mai en comparution immédiate pour apologie de crimes contre l’Humanité, ces autocollants avaient conduit SOS Racisme à saisir immédiatement la justice. Il était en effet important de faire condamner les auteurs ayant placardé ces autocollants qui s’inscrivent dans une stratégie délibérée de propagation d’un discours raciste décomplexé.
En réaction à ces actes et en parallèle de notre action judiciaire, des militants de l’association s’étaient rendus à Orléans le 22 mai pour appliquer des autocollants « zone interdite aux racistes » dans l’ensemble de ville.
L’enquête menée a permis d’identifier l’un des auteurs impliqués dans l’achat et le collage de ces autocollants. Celui-ci a comparu ce jeudi devant le tribunal correctionnel d’Orléans pour provocation publique à la haine et à la violence et apologie de crime contre l’Humanité.
Constituée partie civile à l’audience, SOS Racisme y a dénoncé avec la plus grande fermeté ces agissements. Les messages véhiculés par ces autocollants, associés à une iconographie d’ultra droite – notamment la Totenkopf et la croix celtique – font écho aux symboles utilisés par le régime nazi et plus largement par les mouvances identitaires prônant la suprématie de la « race aryenne ». Ces symboles sont régulièrement utilisés par les groupuscules d’ultra-droite, dont certains ont été dissous, à l’instar du GUD (Groupe Union Défense).
Par son jugement rendu ce 28 août, le tribunal judiciaire d’Orléans a condamné l’auteur des faits à une peine de 6 mois d’emprisonnement assortie d’un sursis probatoire sur une durée de deux ans, avec l’obligation de suivre des soins, de justifier d’un travail et d’effectuer un travail d’intérêt général de 70 heures. Il a également été condamné au versement de 900 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme. Dans un contexte marquée par la hausse des actes et propos racistes, xénophobes et antimusulmans, cette décision rappelle que les discours de haine sont contraires aux règles de la République qui ne saurait les laisser prospérer impunément.