Ce jeudi, quelques heures après l’attentat islamiste qui a couté la vie à 3 personnes dans la basilique Notre-Dame à Nice, un individu a tenté d’agresser une personne d’origine maghrébine et des membres des forces de l’ordre. Abattu par ces derniers, cet individu était porteur d’un blouson signé « Génération identitaire », groupuscule de l’extrême-droite radicale.
En voulant perpétrer une attaque raciste, cet individu a tenté de réaliser le rêve commun de Génération Identitaire et des djihadistes, à savoir une attaque raciste propice à enclencher dans notre pays un cycle de vengeance, prélude à une guerre civile à base ethnico-religieuse.
SOS Racisme demande que l’autorité judiciaire enquête sur l’environnement associatif et idéologique qui a amené cet individu d’extrême-droite à tenter de passer à l’acte. En effet, la proximité de cet individu avec le groupuscule « Génération identitaire » constitue un élément troublant, tant cette officine a suscité la haine et les logiques de revanche chez ses aficionados.
SOS Racisme rappelle par ailleurs qu’elle a demandé à plusieurs reprises au gouvernement Philippe que soit dissoute cette association qui, en sus d’un discours de haine, a tenté naguère de se substituer à l’Etat aux frontières du pays et a été financée par le terroriste qui, à Christchurch, a assassiné 50 musulmans.
Au regard de cette nouvelle relation entre Génération identitaire et un acte gravissime et contraire à l’ordre public, SOS Racisme demande au gouvernement Castex d’étudier la possibilité de dissoudre cette association.
Cette décision de mise en liberté reste toujours incompréhensible pour les parties civiles et ce, d’autant plus que le mis en examen a bénéficié de modifications de son contrôle judiciaire lui permettant à présent de vivre, en Corse, auprès des siens, certes, mais sous un contrôle judiciaire allégé.
Rappelons ici que pour la famille et les proches de la victime, cette mise en liberté est d’une violence terrible, ravivée à présent par ces modifications.
Enfin, cela n’est pas sans conséquences dans le déroulement de la procédure judiciaire. Tous les délais se trouvent rallongés du fait qu’elle s’inscrit dorénavant dans un cadre où le mis en examen est en liberté sous contrôle judiciaire. Pour le moment, ce dernier profite du temps long de la procédure alors qu’une famille est privée pour toujours, d’un fils, d’un frère ou d’un père. Une telle situation ne peut être perçue que comme une injustice qui nous l’espérons, sera de la plus courte durée possible.
Pour toutes ces raisons, nous attendons à présent avec détermination l’ouverture du procès et comptons sur la justice pour en assurer la tenue dans des délais respectables, tolérables et donc raisonnables.