SOS Racisme demande officiellement au ministre de l’Intérieur de prononcer la dissolution du « GUD Paris » et de « Waffen Assas », groupuscules d’extrême-droite. Parallèlement, SOS a saisi la Procureure de la République d’un signalement du délit de « reconstitution d’un groupe dissous

De nombreuses enquêtes journalistiques ont mis en lumière les liens existant entre le GUD Paris, groupe historique d’extrême-droite réactivé en novembre 2022, et un groupe aux méthodes étrangement similaires : les Zouaves Paris.

Les Zouaves Paris, connus pour leurs méthodes violentes, ont été officiellement dissous par décret le 5 janvier 2022. Depuis cette date, il est interdit à ses membres de se réunir en vue d’organiser de nouvelles actions. En effet, en application des articles 431-15 du Code pénal à l’article L. 212, 1° et 6°, du Code de la sécurité intérieure, le ministre de l’Intérieur a le pouvoir de dissoudre des groupes dès lors qu’ils « provoquent à des manifestations armées ou à des agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens » ou « provoquent ou contribuent par leurs agissements à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine, de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence ».

Plusieurs membres des Zouaves Paris ont cependant été repérés dans les rassemblements du GUD réactivé. Parmi eux, Marc de Cacqueray, alias Marc Hassin, bien connu des services de police et multi-condamné pour violences volontaires.

Les modes d’action xénophobes des Zouaves sont repris par le GUD Paris depuis sa réactivation. En décembre 2022, des membres du GUD Paris en possession d’armes sont interpellés et suspectés de vouloir participer aux violences en marge du match France-Maroc lors de la Coupe du Monde de football.

La rhétorique raciste des Zouaves est également reprise par le GUD qui n’hésite pas, sur ses réseaux sociaux, à faire la promotion d’auteurs fascistes ou à rendre hommage à des négationnistes notoires.

Les différentes matérialisations de la violence des groupes « GUD Paris » et « Waffen Assas » démontrent que ses menaces sont bien réelles et ne sont pas circonscrites au seul discours. Ces évènements ne doivent en aucun cas être négligés en ce sens qu’ils risquent d’encourager d’autres groupes à organiser des actions similaires.

L’ensemble de ces éléments démontrent à notre sens que les Zouaves Paris se sont reconstitués, malgré l’interdiction légale, sous la bannière du GUD Paris. Dans ces conditions, et au regard de la dangerosité du groupe, nous appelons le ministre de l’Intérieur et la justice à réagir fermement.

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