Aujourd’hui, Jean-Marie Le Pen est mort à l’âge de 96 ans. Celui qui se distingua essentiellement par sa présidence du Front national a passé toute sa vie à poursuivre un seul but : celui de la promotion de l’extrême-droite, dans un versant qui, rapidement, sera celui du racisme, de la xénophobie, de l’antisémitisme et du négationnisme.
En ce jour où le nom et le visage de Jean-Marie Le Pen s’affichent partout, nous voulons retenir les noms et les visages d’Ibrahim Ali, de Brahim Bouarram, des torturés en Algérie et de tant d’autres qui furent victimes de Jean-Marie Le Pen et de son entreprise politique.
En ce jour, nous voulons rendre hommage aux générations militantes qui ont donné de leur temps, de leur jeunesse et de leur énergie pour combattre le FN et ses idées.
Ce combat n’a pas été vain car, toutes les études l’attestent : les préjugés racistes antisémites et xénophobes ont reculé dans la société.
Pourtant, l’action dans la durée de Le Pen aura contribué à ce que le FN, devenu RN, s’inscrive dans la vie politique française et gagne en crédibilité. Mais ce qui aura permis ce résultat est également la grande mansuétude dont Marine Le Pen bénéficie depuis trop longtemps de la part de médias, partis politiques et intellectuels prompts à voir dans le discours de la fille une « rupture » avec le positionnement du père. Or, que ce jour soit aussi l’occasion de rappeler que le cœur du programme du FN – la préférence nationale – reste celui du RN tandis que les profils des candidats du RN ont rappelé à quel point la prétendue rupture était un leurre.