Municipales 2026 : l’extrême droite aux portes du pouvoir dans de nombreuses villes. Ne lui laissons aucune voix !

Le 1er tour des élections municipales permet de préciser les dangers que l’extrême droite fait peser sur plusieurs villes dont elle pourrait s’emparer à l’occasion du second tour.

Alors que, sans grande surprise, l’extrême droite conserve l’essentiel des villes qu’elle dirige depuis 2014 ou 2020, elle apparaît en mesure de s’emparer de nouvelles villes, dont des métropoles de grande taille.

Nice, Toulon, Marseille mais également des villes telles que Douai ou Carcassonne sont notamment menacées par les listes du RN et leur projet d’une société de la stigmatisation.

Face à cette situation, SOS Racisme appelle les partis politiques à mettre tout en œuvre afin d’empêcher que ces sombres scénarios ne se réalisent. Concernant les listes qui ont dépassé le seuil des 10%, il reste deux jours pour que les listes qualifiées au second tour se désistent au profit de la liste la mieux placée pour battre l’extrême droite ou que des fusions de listes se réalisent afin de faire barrage au RN. Concernant les listes qui n’ont pas atteint ce seuil, il leur appartient d’appeler sans délai à faire battre les listes d’extrême droite si aucun accord de fusion ne leur permettait de se maintenir au second tour.

A cet égard, les propos tenus ce dimanche soir par Bruno Retailleau est d’une particulière irresponsabilité. En effet, Bruno Retailleau, au nom de la lutte contre l’antisémitisme, a présenté LFI comme le seul parti contre lequel il appelle à faire barrage, confirmant son refus répété d’appeler à faire barrage à l’extrême droite.

Cette logique a pour effet et pour but de dessiner une nouvelle géographie politique. Dans celle-ci, l’extrême droite – seul camp à vouloir mettre à bas les garanties d’égalité contenues dans la Constitution et à présenter de nombreux candidats auteurs de propos racistes, antisémites et négationnistes – n’est plus présentée comme un parti singulier dans la vie politique française. Bien plus, elle devient en réalité un camp courtisé et donc un peu plus normalisé, quitte pour Bruno Retailleau à fermer les yeux sur l’antisémitisme et le racisme ontologiques du RN.

Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, « le RN doit être battu partout. Aucune alliance ne saurait être écartée pour empêcher que ce parti s’empare de nouvelles municipalités. Alors que la présidentielle de 2027 apparaît déjà comme un moment périlleux pour l’avenir de nos libertés publiques du fait des scores prêtés à l’extrême droite, il est fondamental de priver cette dernière de toute dynamique politique et de tout point d’appui municipal. »

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