Le comité local de SOS Racisme Amiens soutient M. Grégoire GAYINO, adjoint au maire de la ville de Longueau qui a récemment été victime d’injures publiques à connotation raciste.
A la suite de la distribution du bulletin de la ville de Longueau dans les boites aux lettres des habitants, dans lequel apparait M. Grégoire GAYINO en sa qualité d’adjoint au maire, ce dernier a constaté le lundi 25 janvier que plusieurs autocollants représentant un macaque japonais et un macaque de barbarie avaient été collés sur sa propre boite aux lettres et sur la plaque indiquant le numéro de son domicile.
La police municipale a rapidement effectué une enquête de voisinage qui a confirmé que M. Grégoire GAYINO était la seule personne ciblée par ces autocollants.
Le 2 février, l’adjoint au maire de Longueau, défendu par Maître Stéphane DIBOUNDJE, a déposé plainte auprès du commissariat d’Amiens pour les faits d’injure publique envers une personne chargée d’une mission de service public par parole, image, écrit ou voie électronique.
L’élu a reçu le soutien d’Amadou CAMARA, président du comité local SOS Racisme Amiens-Picardie et de Lucien FONTAINE président du comité somme de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA) ainsi que le soutien des représentants du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP).
Le comité local de SOS Racisme Amiens-Picardie dénonce ce comportement raciste envers cet élu de la République et demande à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Amadou CAMARA déclare qu’« il est particulièrement inadmissible que ce racisme crasse puisse s’exprimer dans notre pays. Au 21ème siècle, il est affligeant de constater que des personnes ne soient toujours pas capables d’accepter que des personnes noires puissent représenter une ville ou la République. » Pour Dominique SOPO, président national de l’association, « cette affaire rappelle avec évidence le sort subi par Chritiane TAUBIRA alors ministre de la justice. Quelles que soient leurs haines, les racistes doivent savoir que leurs provocations ne nous impressionnent pas et que rien n’arrêtera la marche vers l’égalité. »