Cet après-midi, le député du Val d’Oise Carlos Martens Bilongo s’exprimait en séance à l’Assemblée nationale, évoquant l’action de l’association SOS Méditerranée. C’est alors que Grégoire de Fournas, député RN de la Gironde, lui a lancé un « Retourne en Afrique ».
Malgré les explications alambiquées de ce député d’extrême-droite, la nature des propos renvoie clairement au racisme qui n’a jamais cessé de structurer la pensée du FN/RN.
SOS Racisme demande à l’Assemblée nationale de prendre des sanctions contre ce député qui, à travers son « cri du cœur » raciste a essayé de repousser les limites de l’admissible dans l’un des écrins de notre démocratie.
Au-delà des sanctions que l’Assemblée nationale devrait prendre, SOS Racisme s’alarme du climat de banalisation dont bénéficie l’extrême-droite – et singulièrement le RN – ces derniers mois. Omniprésence médiatique de Zemmour, interrogations à voix haute de leaders de la droite républicaine sur la possibilité d’alliances avec l’extrême-droite, attaques multiformes – à droite et à gauche – contre le cordon sanitaire républicain, reprise du discours de l’extrême-droite relatif aux étrangers par l’actuel ministre de l’Intérieur…
La séance de cet après-midi l’a montré : bien loin d’une quelconque « dédiabolisation », le RN, qui tiendra son congrès ce samedi 5 novembre, montre que, en 50 ans, ses fondamentaux restent bien le mépris des lieux de la démocratie et de ses représentants, tout autant que le racisme.