Aujourd’hui, l’ombre de l’extrême droite plane à nouveau sur les rues de Paris. Une manifestation orchestrée par le Comité du 9 mai, largement soutenue par le GUD, groupuscule violent d’extrême-droite ressuscité à la fin de l’année 2022, se déroule.
SOS Racisme regrette que la décision d’interdire cette manifestation par arrêté préfectoral ait été annulée par la justice. En effet, le prétexte officiel de rendre hommage à un militant de l’Oeuvre française décédé en 1994 a été entachée l’année dernière par des actes répréhensibles tels que des discours racistes, des slogans fascistes, ou encore des intimidations envers les passants. Il est crucial de rappeler que l’Oeuvre française, dissoute en 2013, était une organisation à tendance pétainiste, antisémite, et négationniste. C’est pourquoi, derrière cette prétendue commémoration se cache en réalité une démonstration de force de la part de tout ce que l’extrême-droite compte comme éléments violents et fascisants.
L’année précédente, cet hommage avait été soutenu par Fréderic Chatillon, Axel Loustau et Olivier Duguet, militants radicaux, tous proches de Marine Le Pen et du Rassemblement National. Leur implication dans cet événement souligne, une fois de plus, que la frontière entre une extrême-droite parlementaire dite respectable et une extrême-droite néofasciste et néonazie active dans la rue n’existe pas réellement. La réalité, c’est qu’il existe un véritable écosystème où chaque composante joue son rôle dans la destruction des valeurs républicaines et démocratiques.