Le camp Zemmour pris une nouvelle fois en flagrant délit d’appel à la violence et de racisme : SOS Racisme s’est rapproché du parquet de Paris

Le camp Zemmour pris une nouvelle fois en flagrant délit d’appel à la violence et de racisme !

Une nouvelle fois, des sympathisants d’Eric Zemmour se caractérisent par la violence et le racisme qui, décidément, suintent de la campagne de ce candidat d’extrême-droite à l’élection présidentielle.

Dans une vidéo repérée ce lundi, l’on peut voir en effet deux tireurs – soutiens affichés à Eric Zemmour, l’un des deux ayant même été présent au meeting du candidat à Villepinte – s’exercer sur des cibles en citant les noms de Président de la République Emmanuel Macron et de deux élus de la France Insoumise, Alexis Corbière et Raquel Garrido victimes par ailleurs d’une véritable tempête de haine en ligne de la part du camp Zemmour. SOS Racisme assure ces personnes de son soutien face à l’évidente mise en danger que constituent ces macabres mises en scène dont nul ne peut ignorer qu’elles banalisent le recours à la violence la plus extrême.

En outre, cette vidéo exhale une fois de plus le racisme. En effet, il y est explicitement évoqué les personnes d’origine maghrébine. Cette claire incitation à la haine raciale n’est pas sans rappeler la vidéo où apparaissaient des membres de La famille gallicane et par ailleurs adhérents de « Génération Z » s’exerçant sur des cibles représentant des caricatures de noir, d’arabe et de juif.

SOS Racisme s’est rapproché du parquet de Paris, qui a ouvert ce jour une enquête pour « menaces de mort et provocation à la haine raciale », ce dont nous nous réjouissons.

Une fois de plus, le camp Zemmour montre son visage : celui de la banalisation de la violence envers ses adversaires politiques (rappelons que les militants Antifas sont également ciblés dans cette vidéo) tout autant que celui du racisme le plus décomplexé.

Ces vidéos sont évidemment en rapport direct avec les discours du candidat, dont la campagne, dans la droite ligne d’ailleurs de ses propos de polémiste, est l’occasion de discours qui, de fait, justifient la violence comme mode de relation entre les individus et le racisme comme une pensée à mettre en actes.

SOS Racisme rappelle d’ailleurs qu’Eric Zemmour n’a toujours pas dénoncé ces violences et qu’il ne les dénoncera pas, se contentant au mieux d’une vague dénonciation de « toutes les violences », à l’exemple de ce qu’il a fait dans les jours qui ont suivi son meeting de Villepinte lors duquel des membres des Zouaves s’étaient comportés en service d’ordre officieux du candidat et avaient violemment agressé plusieurs de nos militants.

SOS Racisme appelle chacune et chacun à prendre la mesure du danger que représente ce candidat, héraut d’un camp de la haine et du racisme qui abîme chaque jour un peu plus une démocratie honnie, n’hésitant pas à s’en prendre de façon de plus en plus explicite au cadre dans lequel elle se déploie en France : la République.

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