Aujourd’hui, Place de la République à Paris, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a participé à une cérémonie d’hommage en mémoire des victimes kurdes des tragiques triples assassinats perpétrés en 2013 et 2022.
En janvier 2013, trois militantes kurdes — Sakine Cansiz (54 ans), Fidan Dogan (28 ans) et Leyla Saylemez (24 ans) — ont été froidement exécutées au sein du Centre d’information du Kurdistan, dans le 10e arrondissement de Paris.
Malgré l’arrestation rapide et l’incarcération du principal suspect, celui-ci est décédé en détention, peu avant l’ouverture de son procès devant une cour d’assises. Si l’enquête menée par la justice française a révélé une possible implication des services de renseignement turcs, les commanditaires n’ont jamais été identifiés.
Les familles des victimes, soutenues par de nombreuses associations, continuent d’exiger la levée du secret-défense dans une procédure en cours, afin d’éclaircir le rôle de la Turquie dans ces assassinats.
En décembre 2022, un nouveau drame a frappé la communauté kurde de France. Un homme a ouvert le feu devant le centre communautaire kurde de la rue d’Enghien, tuant trois personnes. Lors de sa garde à vue, il a reconnu avoir agi par « haine » envers les étrangers. SOS Racisme s’est constituée partie civile dans cette affaire.
En ce jour de commémoration, nous exprimons notre solidarité pleine et entière envers les victimes et leurs familles. Nous saluons également le courage et la persévérance de celles et ceux qui luttent pour la vérité et la justice.