Ce 9 mars 2026 au Parlement européen a été votée en commission des Libertés civiles et des affaires intérieures une proposition de règlement concernant les “retours” des personnes en situation irrégulière au sein de l’Union Européenne. Cette proposition, initiée par plusieurs pays membres et validée par une coalition de la droite et de l’extrême droite, sera examinée prochainement en séance plénière et vise à créer un système commun d’externalisation de la politique migratoire.
Ce règlement risque d’être un désastre pour les droits humains. Il permettrait entre autres d’expulser de l’UE les migrants en situation irrégulière dans des pays dont ils ne sont pas des ressortissants. En outre, ce texte vise à faciliter les perquisitions policières dans des lieux d’accueil et de logement de demandeurs d’asile, faisant écho à la tristement célèbre police de l’immigration américaine.
Bien que l’agence Frontex, qui gère les frontières de l’Union, a déjà été épinglée pour des pratiques ou tolérances de pratiques inhumaines sur les migrants et réfugiés aux abords de l’Europe, c’est une nouvelle fois un reflux des droits des personnes qui se manifeste.
La discussion de ce texte depuis un an et son acceptation comme proposition légitime mettent en lumière un tournant politique majeur au sein de l’Europe avec une forte emprise de l’extrême droite et l’alignement de pans entiers de la droite sur cette famille politique raciste et xénophobe.
SOS Racisme appelle les députés européens à voter en séance plénière contre cette proposition et à défendre les principes sur lesquels l’Union européenne a été fondée : l’égalité, le respect de la dignité humaine et le refus des idéologies de l’extrême droite.