
À l’occasion des élections municipales, SOS Racisme se mobilise pour rappeler l’importance de la participation citoyenne et du vote dans la vie démocratique.
Les élections municipales constituent un moment fondamental de la vie publique. Elles permettent à chaque citoyenne et chaque citoyen de participer aux choix qui structurent la vie locale et de contribuer activement au fonctionnement démocratique.
SOS Racisme réaffirme son engagement pour l’égalité, et la lutte contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et de discrimination.
Dans quelques semaines, nos communes feront un choix décisif.
Mais au-delà des élections, une question plus large se pose à toutes et tous : quel visage voulons-nous donner à notre société ?
Faire vivre l’égalité et la fraternité, c’est voter pour des candidates et des candidats qui portent des mesures concrètes contre le #racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination et suppose aussi une ligne claire : aucune complaisance avec l’extrême droite !
Les 15 & 22 mars, allons voter pour une ville antiraciste !
16 propositions de SOS Racisme pour une ville antiraciste
1. S’assurer que figurent sur les listes des personnes représentatives de la diversité de la commune et, en cas d’élection, que les exécutifs municipaux soient composés avec la même exigence.
2. Formation des élus à la lutte contre le racisme et les discriminations raciales et nomination d’un conseiller municipal délégué à la lutte contre les discriminations.
3. Formation à la non-discrimination et à la déconstruction des préjugés pour tous les agents municipaux.
4. Rappeler à tous les agents municipaux leur responsabilité dans la prévention et la lutte contre les comportements racistes.
5. Evaluer l’ampleur des discriminations sur le territoire (financement de testings en matière de logement, d’emploi ou de loisirs ; réalisation d’audits relatifs à l’attribution des logements sociaux…).
6. Prendre en considération les politiques de lutte contre les discriminations mises en place par les entreprises lors de l’évaluation de leurs candidatures à des marchés publics municipaux.
7. Désigner un agent municipal chargé de la lutte contre le racisme et les discriminations raciales. Ce personnel aura notamment pour fonction de s’assurer de l’absence de discriminations internes à l’administration municipale, de veiller à l’absence de comportements discriminatoires vis-à-vis des usagers et d’impulser des politiques de lutte contre les discriminations à l’échelle de la collectivité.
8. Soutenir, par des moyens logistiques et financiers, les associations œuvrant en matière de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations raciales.
9. Mettre en place la délivrance de récépissés de contrôle par les policiers municipaux si la police municipale acquérait la possibilité de procéder à des relevés d’identité.
10. S’assurer que la police municipale soit tournée vers des logiques de proximité et de désescalade.
11. Favoriser la rencontre et les échanges entre les différents espaces de la ville afin de contribuer à la mixité et au vivre ensemble. Cette démarche pourrait notamment passer par l’organisation de tournois sportifs, d’ateliers culturels etc. ou encore la construction d’espaces à l’interface des quartiers.
12. Nommer des lieux publics (rues, jardins…) et des équipements municipaux en l’honneur de figures susceptibles de rendre compte de la diversité de la société française et de valoriser les combats en faveur de l’égalité.
13. Financer des voyages scolaires à vocation linguistique ou culturelle à destination des jeunes scolarisés dans des établissements situés dans les quartiers populaires ou comptant dans leurs effectifs une forte proportion de jeunes issus de ces quartiers.
14. Développer des programmes d’apprentissage de langues étrangères.
15. Financer les cours d’apprentissage de la langue française pour favoriser l’intégration des personnes étrangères.
16. Favoriser la participation des résidents extracommunautaires à la démocratie locale (consultation des associations, mise en place d’un conseil des étrangers, ouverture des consultations locales aux résidents concernés…).