Ces derniers mois, le climat social et politique est marqué par un climat de racisme. Les étrangers et leurs enfants, les Juifs ou les musulmans sont des cibles fréquentes d’un débat public malveillant mais également d’agressions physiques qui peuvent parfois mener à la mort.
À Lyon, la situation est particulièrement préoccupante. Depuis plusieurs années, la ville est devenue un terrain de jeu pour des groupuscules d’extrême droite, qui y multiplient intimidations et violences.
Après la mort, par ailleurs inadmissible, de Quentin Deranque, un nouveau cap a été franchi. En effet, une marche présentée comme un hommage au militant d’extrême droite s’est déroulée samedi dernier. Présentée comme un moment de recueillement, cette manifestation, dont nous avions demandé l’interdiction, a surtout servi de point de convergence des militants les plus radicaux de l’extrême droite. C’est donc cette fois-ci très officiellement – et non plus dans l’illégalité (souvent tolérée) de leur agissements haineux – qu’ont pu défiler des militants défendant ouvertement le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, le suprémacisme blanc, l’œuvre du IIIe Reich ou le négationnisme de la Shoah.
C’est dans ce climat que les jeunes du projet « Salam Shalom Salut » seront à Lyon cette semaine pour porter un autre message : celui d’une jeunesse qui repousse la haine, qui se mobilise contre le racisme, qui refuse que Juifs et musulmans soient sommés de se vivre en ennemis, qui combat l’extrême droite et qui se place dans un engagement résolument non-violent. Cette jeunesse se mobilise pour affirmer que, à rebours des haines qui se propagent, un autre modèle de société existe : une société fondée sur l’égalité, la justice et la fraternité.
Nous sommes disponibles pour répondre à toute demande d’interview pour témoigner de notre engagement et dire l’importance de ce projet dans le contexte actuel.
Nous comptons par ailleurs sur votre présence lors des différents temps de cette étape du tour de France « Salam Shalom Salut » qui débutera le mardi 24 février et se conclura le 26 février par un débat à Sciences Po Lyon.