A l’issue de l’audience qui s’est tenue ce jour, la 17e chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire de Paris a rendu son jugement dans l’affaire concernant Alexis Issaurat. Ce dernier était poursuivi pour des faits d’apologie publique de crimes contre l’humanité, de provocation publique et directe à commettre un génocide, de provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence, ainsi que pour injure publique en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion.
L’enquête et les procédures judiciaires avaient révélé que l’individu, connu pour ses positions extrémistes, diffusait et relayait sur ses réseaux de manière systématique des contenus haineux, promouvait des thèses racistes et complotistes et appelait à la ségrégation raciale et à la violence. En tant que prétendu leader du groupe « Unité Blanche », il justifiait publiquement l’existence de crimes contre l’humanité et encourageait à la haine contre certaines communautés.
Arrêté en Bosnie-Herzégovine en mai 2023 en vertu d’un mandat d’arrêt européen, il avait été extradé vers la France en janvier 2024 avant d’être renvoyé devant le Tribunal correctionnel.
À l’issue de l’audience, le Tribunal a condamné Alexis Issaurat à 12 mois d’emprisonnement, ainsi qu’au paiement de 3 000 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme et 2 000 euros au titre de l’article 475-1 du Code de procédure pénale. Le Président a souligné l’extrême gravité des dix-sept propos poursuivis.
Lors de l’énoncé du jugement, Alexis ISSAURAT a effectué un salut nazi, illustrant une fois de plus l’ampleur et la persistance de son idéologie haineuse. Ce geste, aussi ignoble que révélateur, confirme la nécessité d’une réponse judiciaire ferme face à la propagation de discours extrémistes.
SOS Racisme se félicite de cette condamnation et rappelle que la loi sanctionne fermement les discours de haine et l’apologie des crimes les plus graves. L’intransigeance demeure nécessaire face à ces atteintes aux valeurs fondamentales de notre République.
Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, « le contenu des propos d’Alexis Issaurat en fait un cas assez unique: celui d’un homme qui semble avoir dédié sa vie à la propagation obsessionnelle d’une haine sans fard. Le tribunal, en le condamnant à une peine d’incarcération, rappelle à juste titre que les citoyens français, à travers les lois qui encadrent la liberté d’expression, ont tenu à ce que les propos ne puissent servir d’armes de déferlement de la haine. »