Le 4 juin 2026 à 13h30, la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris examinera l’affaire opposant Rachel KEKE à Bruno ATTAL, poursuivi pour injure publique à raison de l’origine.
SOS Racisme a décidé d’intervenir volontairement dans cette procédure aux côtés de Rachel KEKE afin de soutenir une personnalité qui fait depuis plusieurs années l’objet d’attaques répétées visant son origine, sa couleur de peau et son parcours.
L’affaire concerne un message publié sur le réseau social X le 12 juillet 2024, quelques jours après les élections législatives, dans lequel Bruno ATTAL, récidiviste de la haine, écrivait : « Apparemment Rachel Keke a trouvé un nouveau travail au Sofitel. Elle souhaite remercier personnellement @dstrausskahn quand elle lui fera sa chambre ».
Pour SOS Racisme, ces propos ne relèvent pas de la critique politique. Ils s’inscrivent dans une série de publications par lesquelles Bruno ATTAL s’en prend régulièrement à Rachel KEKE en la renvoyant à ses origines africaines et à son ancien métier de femme de chambre.
À travers cette publication, Bruno ATTAL établit un rapprochement dégradant entre Rachel KEKE et Nafissatou Diallo, ancienne femme de chambre du Sofitel de New York rendue célèbre par l’affaire Dominique Strauss-Kahn. Ce parallèle vise à humilier Rachel KEKE en l’enfermant dans des stéréotypes raciaux et sociaux et en la réduisant à son origine et à son passé professionnel.
Les stéréotypes racistes ne prennent pas toujours la forme d’insultes explicites. Ils s’expriment également à travers des sous-entendus, des comparaisons ou des associations destinés à assigner une personne à une identité supposée et à l’exclure symboliquement de l’espace public.
SOS Racisme apporte tout son soutien à Rachel KEKE et sera représentée à l’audience par Maîtres Mathieu DAVY et Juliette HUEBER.