Le 27 février 2026, alors qu’il se trouvait seul à son domicile lors d’une coupure de courant, Evan, 20 ans, a été violemment frappé et menotté par des agents de la Brigade anti-criminalité (BAC).
Un voisin, apercevant la lumière d’une lampe torche utilisée par le jeune homme dans son logement, avait contacté les forces de l’ordre pour signaler un possible cambriolage.
Les policiers affirment avoir été confrontés à un individu menaçant. Evan a une toute autre version: il affirme n’avoir jamais été informé de la nature de l’intervention. A rebours de la version policière, il affirme également ne pas avoir bénéficié de soins prodigués par les policiers à la suite des violences exercées par ces derniers à son endroit.
A l’heure où l’extrême droite et ses idées se propagent dans le débat public, Evan semble bien une nouvelle victime de violences policières commises dans le cadre d’une opération de sécurité publique.
Ces violences récurrentes, qui touchent souvent de jeunes hommes perçus comme noirs ou maghrébins, montrent l’existence de discriminations systémiques au sein de l’institution policière.
Dans un contexte de progression des idées d’extrême droite qui contribue à banaliser ces violences et à renforcer le sentiment d’impunité, SOS Racisme exprime son soutien plein et entier à Evan et à sa famille.
L’association demande que toute la lumière soit faite sur ces faits et que la justice puisse établir les responsabilités afin de lutter efficacement contre le racisme et les violences au sein de la police.
En outre, nous interpellons une nouvelle fois les pouvoirs publics afin que s’ouvre enfin un chantier visant à répondre à ces actes contraires à l’esprit d’une République qui doit irriguer toutes les politiques publiques et guider l’action de tous les agents chargés de les mettre en oeuvre.