Paris, le 07 septembre 2023
Demain 8 septembre, le tribunal correctionnel de Paris entendra les militants du GUD poursuivis pour participation à un groupement en vue de violences volontaires ou dégradations. Selon une source policière, le groupe s’apprêtait à rejoindre les Champs-Élysées pour affronter des supporters du Maroc le soir du 14 décembre 2022 après le match France-Maroc de la coupe du monde de football.
SOS Racisme dénonce la résurgence de ces groupuscules d’extrême-droite aux actions violentes et de plus en plus récurrentes, comme le démontre la récente condamnation de militants néo-nazis du groupe « Waffen Kraft » pour association de malfaiteurs terroristes. Le 27 avril dernier, SOS Racisme avait déjà demandé la dissolution du « GUD Paris », du fait de ses exactions et incitations à la haine. L’association avait également porté plainte pour reconstitution de ligue dissoute après que de nombreuses enquêtes journalistiques ont mis en lumière les liens existants entre le « GUD Paris », groupe historique d’extrême-droite réactivé en novembre 2022, et un groupe aux méthodes étrangement similaires : « Les Zouaves Paris », précedemment dissous. Marc de Cacqueray-Valmenier, ex-leader du groupe dissous « Les Zouaves Paris » (et agresseur de nos militants au meeting d’Eric Zemmour à Villepinte) sera d’ailleurs sur le banc des accusés.
Pour Dominique SOPO, président de SOS Racisme, « la résurgence d’un activisme d’extrême-droite violent est inquiétant. Le 14 décembre 2022, l’arrestation par la police des individus qui seront sur le banc des accusés a peut-être sauvé la vie à des personnes que ces accusés auraient visé par haine raciste. Nous attendons de la justice qu’elle rappelle le droit qui, dans notre pays, refuse l’expression du racisme.»