Ce samedi 24 octobre, l’un de nos militant·es à Rouen a été agressé par des militants d’extrême droite proches ou membres du collectif identitaire Les Normaux.
Près du Palais de Justice, ces groupes ont poursuivi et violenté plusieurs personnes mobilisées dans le cadre des manifestations contre la vie chère et en soutien aux revendications lycéennes. Des coups ont été portés au rythme de chants du type “Rouen, Rouen, nationaliste ! La rue, la France nous appartient”. Certains agresseurs étaient, selon des témoins, armés de couteaux. Sur les vidéos qui montrent cette agression, on constate que le groupe de militants repart sans aucune interpellation, alors même que les forces de l’ordre sont arrivées sur place. D’autres images montrent également des lancés de chaises de ces mêmes individus.
Cette agression s’inscrit dans une séquence de violences d’extrême droite survenues en marge des manifestations du 24 octobre un peu partout sur le territoire, à Rouen, Clermont-Ferrand et Nice. Selon nos informations, ces démonstrations de violences auraient été organisées via des canaux Télégram, par ville, visant à regrouper des militants d’extrême droite de diverses mouvances, supposément pour protéger les commerçants et “la civilisation”.
À Rouen, le parquet a ouvert une procédure pour violences aggravées et annonce l’exploitation des images de vidéoprotection. À Clermont-Ferrand, des individus ont notamment envahi la terrasse d’un café en effectuant des saluts nazis. A Nice, une enquête a été ouverte et onze militants d’extrême droite ont été interpellés du fait de comportements violents. De même, à Toulouse et à Dijon, des rassemblements identitaires ont également eu lieu, au cours desquels des saluts nazis ont, là encore, été observés.
Ces faits feront l’objet de signalements aux parquets compétents. SOS Racisme et SOS Racisme Rouen attendent de la justice qu’elle mette en œuvre une enquête rigoureuse et qu’elle identifie rapidement les auteurs afin qu’ils aient à répondre de leurs actes.
Nous demandons également au ministère de l’Intérieur une dissolution du groupe identitaire Les Normaux, dont la violence et l’idéologie extrémiste sont avérées.
Alors qu’un attentat terroriste à caractère raciste vient de frapper notre territoire à Trappes et à La Verrière, la multiplication des démonstrations violentes de groupuscules identitaires tels que Les Normaux ne peut être minimisée. Elle doit faire l’objet d’une attention particulière de la part de nos institutions.