Ces dernières heures, SOS Racisme a demandé l’interdiction de la manifestation de ce samedi à Lyon. Présentée comme un hommage à Quentin Deranque, cette manifestation apparaît bien plus comme un point de rassemblement des activistes les plus violents de l’extrême droite.
Nous regrettons le refus de la Préfecture du Rhône de prononcer l’interdiction de cette manifestation organisée en dehors de la famille du jeune militant identitaire décédé la semaine dernière.
Le profil particulièrement radical des organisateurs ne laisse que peu de doutes quant aux sentiments haineux qui animent celles et ceux qui manifesteront dans les rues de Lyon demain.
Depuis plusieurs années, la ville de Lyon est devenue un terrain de jeu pour toutes les nuances de l’extrême droite qui y fait régulièrement régner la terreur. Laisser se dérouler une manifestation de cette nature, c’est une fois de plus imposer à la Ville et à ses habitants une ambiance de peur et de violence.
SOS Racisme demande à la Préfecture de prendre toutes les mesures de nature à empêcher que des exactions soient commises contre les citoyennes et les citoyens susceptibles d’être agressés durant ou en marge de la manifestation par des participants à celle-ci.
Dominique Sopo, président de SOS Racisme, déclare : « Nous exprimons notamment une très vive inquiétude quant aux agressions racistes et antisémites qui pourraient être perpétrées par des adeptes des ratonnades qui ne répugnent pas à taguer des croix gammées sur les murs de la Ville. »
Kyllian Abdelli, président de SOS Racisme Rhône, déclare : « Pour rappel, en février 2024, deux militants d’extrême droite avaient été condamnés à de la prison ferme pour avoir agressé au couteau des personnes à raison de leurs origines. Ce samedi, il est de la responsabilité de la préfecture qu’aucune violence raciste ne puisse s’exercer du fait de cette manifestation qu’elle a choisi de ne pas interdire. »