C’est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès d’Elie Buzyn, l’un des derniers rescapés de la Shoah.
Né à Lodz en Pologne en 1929, Elie Buzyn avait connu l’horreur de la déportation et était revenu de l’enfer d’Auschwitz-Birkenau et de la “marche de la mort”.
Après 50 ans de silence, celui qui s’était établi en France et était devenu un médecin témoignera sans relâche devant les jeunes des conséquences de la haine antisémite et raciste.
Il y a quelques années, il avait participé à notre exposition « Passeport pour la fraternité ». Il en était l’un des visages magnifiés par Bettina Rheims, sans doute le plus beau. A cette occasion, se rappelle Dominique SOPO, président de SOS racisme, “il m’avait confié avoir une règle : intervenir dans tous les établissements scolaires où ses petits-enfants étaient scolarisés. L’un d’eux était scolarisé dans l’établissement où j’enseignais. J’y organisai alors la venue d’Elie. Devant plusieurs classes, il délivra une leçon de vie, d’antiracisme et de fraternité »
https://sos-racisme.org/conference-sur-la-memoire-de-la-shoah-en-presence-delie-buzyn
A l’heure où s’éteignent les tout derniers témoins des camps de concentration et d’extermination de la Seconde guerre mondiale, souvenons-nous que c’est grâce à des hommes comme Elie Buzyn que la transmission des horreurs de la Shoah a pu se faire. Et c’est grâce à cette transmission que nous sommes aujourd’hui davantage édifiés du danger que représentent les haines antisémite et raciste.
En cette triste circonstance, nous pensons à Elie Buzyn. Nous adressons nos condoléances à sa femme, à ses filles, à ses petits-enfants, aux siens.