Réaction suite au passage de Zemmour chez Jean-Jacques Bourdin.

Interrogé ce matin par Jean-Jacques Bourdin sur les violences commises envers les militants de SOS Racisme lors de son meeting de dimanche à Villepinte, Eric Zemmour, après une condamnation formelle de « toutes les violences », a désigné les militants de SOS Racisme comme responsables des violences qu’ils ont subies.

Ce positionnement, qui évite comme chacun l’aura entendu de condamner les violences spécifiques exercées à l’endroit de nos militants, confirme une fois de plus l’incapacité d’Eric Zemmour de tourner le dos à une violence que ses mots, de toutes évidences, suscitent.

En outre, Eric Zemmour a décliné toute responsabilité dans les violences subies par nos militants de la part d’individus d’extrême-droite, dont certains se déclarent néo-nazis. Or, deux questions se posent notamment:

  • Que faisaient des personnes se réclamant du néo-nazisme dans le meeting d’Eric Zemmour? Comment ont-ils pu entrer dans le meeting? Qui peut croire que ces individus n’avaient pas été repérés par les équipes d’Eric Zemmour?
  • Pourquoi, comme des vidéos l’attestent, le service d’ordre d’Eric Zemmour remercie des nervis de leur action contre les militants de SOS Racisme?

Refus de la condamnation claire des violences subies par des militants pacifiques, refus de condamner les auteurs des violences, stigmatisation des victimes de la violence, association de la phrase « Non au racisme » à une provocation… Eric Zemmour montre que, bien loin d’un esprit de responsabilité qui passe par le refus de la violence, il n’aura de cesse de poursuivre son entreprise de légitimation de la violence verbale et physique à l’occasion de cette campagne présidentielle et au-delà.

SOS Racisme attend de la justice qu’elle fasse diligence pour identifier tous les auteurs des violences et éclaire les conditions de la présence d’éléments aussi violents au sein d’une réunion publique que l’organisateur était censé sécuriser.

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