Le mouvement lycéen qui s’exprime aujourd’hui en banlieue manifeste un ras-le-bol :
- Classes surchargées
- Emplois du temps trop lourds
- Manque de profs, d’infirmières, d’AESH, d’assistantes sociales
- Matériels défaillants
- Locaux vétustes abîmés par des canicules répétées
Ces revendications traduisent l’abandon, le mépris, la violence contre une jeunesse qui demande l’égalité :
- Abandon de la jeunesse déjà sous pression par un système toujours plus sélectif
- Mépris et relégation alors que la jeunesse exige le droit à une éducation de qualité
- Violence contre la jeunesse quand la police et les CRS viennent la charger alors qu’elle s’inquiète de son avenir
Cette fin de mandat d’Emmanuel Macron témoigne d’un paradoxe : le plus jeune président de la Ve République est celui dont la politique aura le moins écouté et compris la jeunesse.
La colère gronde ! Malgré ses difficultés, la jeunesse se mobilise et s’organise pour appeler à un avenir meilleur. Il faut la comprendre et lui répondre !
À ces aspirations, la réponse est une nouvelle fois celle de la répression et du mépris. Les violences sociales, policières et institutionnelles doivent cesser ! Elles cherchent à briser la jeunesse, celle des quartiers populaires, celles des enfants issus de l’immigration. Elles contribuent à créer de la relégation et à désigner une jeunesse de seconde zone. Cela ne peut plus durer ! Appeler au calme ne suffit pas : les revendications sont légitimes et ne peuvent être étouffées. Les conditions d’étude doivent être la même partout et l’éducation doit être une priorité.
Nous appelons à la responsabilité du gouvernement devant les mobilisations lycéennes. Nous appelons les lycéens et lycéennes à amplifier le mouvement pour faire entendre leurs droits ! La jeunesse doit être écoutée : c’est une exigence de dignité et d’égalité !