Ce vendredi 9 janvier 2026, le tribunal correctionnel de Troyes a prononcé la relaxe des neuf membres d’un groupe de parachutisme de l’Aube poursuivis pour des faits d’une extrême gravité. Cette décision suscite une profonde indignation et une vive inquiétude quant au message qu’elle envoie dans le contexte actuel de recrudescence des actes et discours racistes.
Les neuf prévenus étaient poursuivis pour provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale, pour avoir participé à une soirée au cours de laquelle certains s’étaient déguisés en membres du Ku Klux Klan, d’autres arboraient des blackfaces, et tous prenaient part à un simulacre d’exécution devant une palette enflammée, rappelant explicitement la croix de feu du Ku Klux Klan. Plusieurs participants mimaient des gestes d’étranglement sur des personnes grimées en noir.
Cette affaire impliquait notamment cinq membres de la Fédération française de parachutisme, ainsi que deux militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Les images, d’une violence manifeste, avaient été largement diffusées sur les réseaux sociaux et au sein d’un groupe WhatsApp administré par le gérant du club, qui avait lui-même alerté la Fédération française de parachutisme sur la gravité des faits.
SOS Racisme s’indigne de la décision rendue à ce jour par le Tribunal de Troyes et demande au parquet d’interjeter appel de ce jugement. En prononçant la relaxe de l’ensemble des prévenus, le tribunal prend le risque de banaliser des faits qui portent atteinte à la dignité humaine et participent à la normalisation du racisme.