Alors que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme dénonçait ce matin publiquement le racisme dans notre police et que des émeutes secouent le pays, deux syndicats policiers appellaient cet après-midi quasiment à l’insurrection et – dans ce qui constitue un florilège de sous-entendus racistes – qualifient des gens de « nuisibles », de “hordes sauvages” ou encore évoquent des “minorités violentes”.
Ces propos – graves et irresponsables – doivent être immédiatement retirés.
SOS Racisme salue la réaction rapide de l’UNSA Education, condamnant de tels propos et espère que d’autres réactions suivront.
Face à de telles dérives, mais aussi parce que les émeutes violentes de ces derniers jours s’expliquent notamment par vingt années de stratégies de maintien de l’ordre volontiers fondées sur la confrontation, il est urgent que les pouvoir publics cessent toute complaisance envers de telles organisations, au ton désormais factieux.