Aujourd’hui, Ibrahim Ali devrait avoir 48 ans. Mais Ibrahim Ali aura éternellement 17 ans. Pourquoi ? Parce que, le 21 février 1995, il était assassiné à Marseille par des colleurs d’affiche du Front national dont il avait eu le malheur de croiser la route en sortant d’une répétition de musique avec son groupe de rap B.Vice.
Commémorer est toujours quelque chose qui s’adresse aux vivants. Alors, commémorons ce crime pour notre présent et notre avenir. Car, si la justice a sanctionné ce crime par des peines de prison, l’enjeu reste d’actualité.
On pense notamment aux meurtres d’Hihem Miraoui en 2025 ou de Djamel Bendjaballah en 2024, crimes racistes respectivement commis par un sympathisant du RN et un activiste d’extrême droite.
Malgré les tentatives de banalisation de l’extrême droite, ne soyons pas dupes. L’extrême droite reste ce qu’elle a toujours été : le camp de la violence. Un camp qui arme idéologiquement des criminels. Un camp dont les activistes frappent. Un camp qui, au quotidien, abreuve les esprits de haine raciste et antisémite.