Barbara Lefebvre comparaissait le mercredi 23 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris à la suite de la plainte déposée par SOS Racisme. La chroniqueuse des « Grandes Gueules » sur RMC était poursuivie pour provocation à la haine raciale et apologie de crime contre l’humanité pour ses propos appelant à « vider la bande de Gaza ». Huit mois de prison avec sursis ont été requis à son encontre. Le tribunal rendra sa décision le 13 novembre.
Le 20 février 2025, sur i24NEWS, lors d’une émission consacrée notamment au rapatriement des corps de membres de la famille Bibas et d’un autre otage, Barbara Lefebvre avait affirmé que « les civils à Gaza sont autant responsables que les membres du Hamas et du djihad islamique ». Elle avait ensuite déclaré : « il faut que ces gens-là aillent vivre ailleurs », puis « il faut vider la bande de Gaza », souhaitant que celle-ci devienne « une zone vierge ».
En présentant comme nécessaire le fait de « vider la bande de Gaza », après avoir assimilé l’ensemble de sa population civile aux membres d’organisations terroristes, Barbara Lefebvre appelle à en faire disparaître les habitants. Pour SOS Racisme, ces propos relèvent d’une logique de déplacement forcé et peuvent également, dans leur contexte, être compris comme un appel à l’extermination de la population ainsi désignée.
Ces propos sont d’une violence particulière au regard des nombreux crimes contre l’humanité commis depuis plusieurs mois à Gaza : privations alimentaires, déplacements forcés, destruction des infrastructures et meurtres massifs de civils. Face à cette détresse, la responsabilité de celles et ceux qui prennent la parole dans les médias pour attiser la haine est immense.
Cette audience intervenait après la condamnation de Barbara Lefebvre, le 15 avril 2026, pour des injures visant les gens du voyage. Elle avait notamment affirmé qu’ils « n’ont pas les codes d’une société civilisée » et que, « si vous n’avez pas les codes, la porte est ouverte ».
SOS Racisme continuera de combattre ces discours qui attisent la haine.