Depuis plus de quatre ans, Carolle et ses enfants sont la cible d’un harcèlement raciste de la part de leur voisine. Ils subissent depuis plusieurs années des injures, des menaces ainsi que des violences physiques et psychologiques. Parmi les propos proférés figurent notamment : « indigène », « vos enfants sont trop noirs, on ne les voit même pas passer » ; « vous feriez mieux de changer de couleur de peau » ; « vous feriez mieux de retourner dans votre pays » ; « Vous êtes des sauvages » ; « Vos enfants ne doivent pas sortir la nuit car on ne les verrait pas ».
Après plus de 40 plaintes déposées et de multiples reports d’audiences, la voisine de Carolle a finalement comparu devant le Tribunal correctionnel de Grasse en avril 2025. Le 3 avril 2025, le tribunal l’a condamnée à deux mois d’emprisonnement avec sursis et 6 400 euros de dommages et intérêts aux parties civiles pour injures publiques à caractère raciste. Cette décision a fait l’objet d’un appel interjeté par la prévenue.
Aux côtés de Carolle depuis plusieurs années, SOS Racisme s’était constituée partie civile en première instance et était de nouveau présente avec son comité local et représentée par son conseil devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence afin d’apporter son soutien à la victime.
Le Procureur général a requis la confirmation de la condamnation prononcée en première instance.
SOS Racisme appelle à une réponse ferme des juridictions afin d’adresser un message clair : les injures racistes, le harcèlement et la haine ne sauraient bénéficier d’aucune forme d’impunité. La réponse judicaire doit être ferme, à la hauteur de la gravité des faits. Le délibéré aura lieu le 25 février.
Pour Dominique Sopo, Président de SOS Racisme, « le racisme ne peut faire l’objet d’une impunité. La vie de Carolle et celle de sa famille ont été pourries pendant plusieurs années. La justice a été trop lente. Qu’elle ne soit pas trop faible. »