Ce jeudi 19 février à 13h30, la Cour d’appel de Paris a rendu son jugement dans l’affaire de l’agression dont ont été victimes les militants de SOS Racisme le 5 décembre 2021 à Villepinte.
Ce jour-là, des militants de l’association s’étaient rendus au meeting de lancement de la campagne présidentielle d’Eric Zemmour. Avec des T-shirts, ils avaient formé le slogan « Non au racisme ». Le but de cette opération pacifique était d’affirmer que cette phrase devait pouvoir être prononcée en tout point de la République.
Nos militants avaient été immédiatement agressés par une partie du public ainsi que par des nervis d’extrême droite se comportant en service d’ordre officieux du meeting.
A l’issue d’une enquête superficielle, deux agresseurs étaient renvoyés devant la justice. L’un d’eux est Marc de Cacqueray-Valménier, ancien leader de la milice d’extrême droite Les Zouaves Paris, groupuscule depuis dissout pour son implication dans des faits de violence.
En première instance, les deux auteurs de violence avaient été reconnus coupables de violence en réunion avec armes. Marc de Cacqueray-Valménier était condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à 18 mois de prison, dont 9 mois avec sursis et 9 mois de prison ferme, aménageables en détention à domicile sous bracelet électronique. Gwendal Pourajaud était condamné à 10 mois de prison avec sursis.
Seul appelant, Marc de Cacqueray-Valménier a continué, contre toute évidence, à nier son implication dans l’agression.
Nous nous réjouissons que la Cour d’appel ait confirmé l’intégralité des condamnations prononcées en première instance à l’endroit de Marc de Caqueray-Valménier. Si la condamnation pénale de Gwendal Pourajaud était de facto devenue définitive à la suite de son désistement dans la procédure d’appel, nous nous réjouissons que les dommages et intérêts prononcés à son endroit aient été là encore confirmés par la Cour.
Dominique Sopo, président de SOS Racisme, déclare : « Alors que l’extrême droite exploite jusqu’à la nausée la mort tragique et inadmissible de Quentin Deranque afin de faire oublier qu’elle est le camp pourvoyeur de l’essentiel des violences motivées par une idéologie politique, l’affaire de l’agression de Villepinte rappelle ce que l’extrême droite réserve à des militants non-violents qui osent simplement dire leur opposition au racisme. Individu ultra-violent, Marc de Cacqueray-Valménier est un individu qui a, à la suite des agressions qu’il a perpétrées et de la dissolution de son groupuscule fasciste, a été le gardien de l’île que possède Vincent Bolloré au large des côtes de la Bretagne. Il est par ailleurs notoire que cet individu travaille pour une société qui appartient à la galaxie qui gravite autour du RN. Cette réalité, sur laquelle le parti d’extrême droite est rarement interrogé, rend d’autant plus indignes les tentatives du RN de faire oublier ses accointances avec des auteurs de violences graves et répétées. Elle interroge également la participation de médias de Vincent Bolloré à une offensive contre la gauche dont la motivation serait leur aversion pour la violence politique.