SOS Racisme a officiellement saisi à ce jour la Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP) pour demander le retrait du journal LA FURIA de la liste des publications bénéficiant de l’Information Politique et Générale (IPG) au sein des registres de la CPPAP.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’une première plainte déposée le 3 janvier 2025 auprès des autorités compétentes, ainsi qu’à l’envoi, en partenariat avec l’association SOS Homophobie, d’un courrier commun adressé aux principaux distributeurs de ce journal, les appelant à cesser sa diffusion en raison de contenus jugés discriminatoires et susceptibles de caractériser les délits d’injure publique à caractère raciste. A la suite de cette initiative conjointe, plusieurs distributeurs ont accepté de cesser la diffusion de cette revue dans leurs points de vente.
Dans un courrier adressé à la CPPAP, l’association souligne que le maintien de cette revue parmi les titres reconnus d’intérêt général constituerait une grave atteinte à la dignité humaine. Ce maintien serait d’autant plus inquiétant qu’il permet à cette revue de bénéficier d’aides publiques substantielles.
SOS Racisme rappelle que l’éligibilité à l’IGP est conditionnée à des critères précis, dont le respect d’une ligne éditoriale contribuant au pluralisme de l’information et au respect de l’intérêt général. Conformément au règlement intérieur de la Commission, en sont exclues les publications négationnistes, incitant à la haine, à la xénophobie et portant atteinte à la dignité de la personne humaine.
Elle appelle donc les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités face à ces dérives éditoriales incompatibles avec les principes d’une presse libre et responsable. Il ne peut y avoir de place dans l’espace médiatique subventionné pour des discours qui stigmatisent, attisent la haine et véhiculent des stéréotypes xénophobes, racistes et LGBTIphobes.
Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, « la revue La Furia est un titre dédié à la banalisation et à la propagation de la haine raciste, xénophobe et LGBTphobe. Cette revue constitue un danger car, dans l’excitation raciste qu’elle appelle de ses vœux, elle est le prélude à des passages à l’acte physiques. Et cela en parfaite cohérence avec ses piliers qui rêvent, en en déléguant la réalisation à une foule excitée, de guerre ethnique sur notre territoire. »