I have a dream !

Martin Luther King rêvait que les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves «se rencontrent à la table de la fraternité»

« I Have a Dream » une étape fondamentale dans le combat pour l’égalité des droits civiques en Amérique

Quand Martin Luther King prononce ces mots, l’esclavage a été aboli près d’un siècle plus tôt, par le président Lincoln en 1865. Dans ce discours, il évoque l’idée d’une Amérique fraternelle, où les Noirs et les Blancs pourraient vivre ensemble en harmonie et avec les mêmes droits civiques. Mais en réalité, dans de nombreux Etats, les Noirs sont encore des citoyens de seconde zone. Le Ku Klux Klan fait régner un climat de terreur pour les populations noires et les lois raciales sont omniprésentes . Mais la résistance à la ségrégation s’organise, notamment dans les églises baptistes.

De Birmingham à Washington

Au début des années 1960, Birmingham est l’une des villes les plus racialement divisée aux États-Unis, les noirs sont confrontés à des disparités économiques et juridiques ainsi qu’à une répression violente quand il tentent d’attirer l’attention sur leurs problèmes. Wyatt Tee Walker (leader du SCLC) a initié puis mis en place « le projet C », une série de sit-in et de marches ayant pour but de provoquer des arrestations massives.

En 1963, une page se tourne, au mois de mai le mouvement pour les droits civiques est devenu de plus en plus fort, les élèves des écoles et les étudiants ont rejoint les manifestations. 1963 c’est le début de la télévision comme média de masse et les images que les Américains voient sont celles d’adolescents frappés et attaqués par des chiens policiers,

En attirant l’attention des médias sur les traitement défavorables des Noirs américains, la question de la ségrégation s’invite au premier plan de la scène national et devient une question prioritaire et fait bouger les politiques.

La Marche sur Washington pour le travail et la liberté est en partie le fruit de ce combat. En ce 28 août 1963, c’est une marée humaine qui se retrouve à Washington « pour l’emploi et la liberté », en soutien au président Kennedy, partisan de nouvelles lois civiques.

Malheureusement Martin Luther King n’a pas rêvé ce jour-là que JFK serait assassiné quelques semaines plus tard. C’est Lyndon Johnson qui signera le Civil Rights Act en 1964. Le texte déclare « illégale » la discrimination reposant sur la race, la couleur, la religion, le sexe, ou l’origine nationale.

Mais le climat se radicalise, des émeutes opposent Blancs en colère et militants des droits civiques. Martin Luther King est assassiné le 4 avril 1968 dans un motel à Memphis, Tennessee, par un ségrégationniste blanc.

Aujourd’hui, les victoires politiques obtenues par Martin Luther King sont inscrites dans l’histoire.

 

 

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