Le FN n’a pas changé !

Marine Le Pen veut faire croire que le FN a changé. Son idéologie aurait évolué et il ne serait plus un parti violent, raciste et antisémite. Cette stratégie de dédiabolisation parfois complaisamment relayée par les médias ne renvoie pourtant pas à la réalité.

Premièrement, certains fondateurs du Front National ont été condamnés à la Libération pour collaboration (l’un d’eux était par exemple un ancien caporal de la division SS Charlemagne), tandis que d’autres fondateurs ou membres actifs du FN appartenaient à des groupuscules d’extrême-droite violents et néofascistes. Marine Le Pen tente d’enterrer ces parcours infamants. Mais un parti fondé par de telles personnes peut-il réellement changer, surtout lorsqu’elles n’ont jamais été reniées ?

La réponse est non ! Marine Le Pen poursuit ce qui a été initié par son père et fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen. Alors que Marine le Pen affirme qu’elle ne tolère pas les propos racistes ou antisémites tenus par son père, elle continue pourtant à s’entourer de personnes ayant œuvré très activement dans les cercles les plus abjects de l’extrême droite. Voter FN, cela continue à signifier que l’on vote pour la violence, le racisme et l’antisémitisme. 

Par exemple, Axel Lousteau, candidat FN aux élections régionales dans les Hauts-de-Seine fêta son 40ème anniversaire en faisant le salut nazi. Proche de Marine Le Pen, il était un militant actif du GUD. Et ce n’est pas une exception : Philippe Péninque, conseiller politique de Marine Le Pen également membre du GUD mais aussi d’Ordre Nouveau. Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen et patron de l’agence de communication Riwal, prestataire de services pour le Front national, est l’ancien leader du GUD et un admirateur de … Mussolini. Steeve Briois, vice-président du Front national, est un ancien de l’Œuvre  Française. Un beau panel … 

Et le GUD c’est quoi par exemple ?

Le GUD, c’est ce groupuscule très connu qui s’est surtout illustré, depuis sa création en 1968, par son attachement particulier à la violence. Le GUD c’est le « Groupe d’Union Défense » dont deux membres ont récemment été condamnés à de la prison ferme pour violences volontaires à caractère raciste. Mais le GUD, c’est aussi ce bon vieux groupe qui réunissait le 21 novembre les partis nationalistes européens dans une soirée festive où saluts nazis et t-shirt « 88 » pour « Heil Hitler » étaient de rigueur. Si Marine Le Pen a un discours plus lisse que celui de son père, le parti n’a pas changé et les personnes qui le composent actuellement sont dans la continuité de ceux qui l’ont fondé. 

Pour plus d’informations sur les différents groupuscules dont ont été membres les personnes qui conseillent aujourd’hui Marine Le Pen, cliquez ici 

Suivez la campagne avec #SituvotesFN #PasDansMaRégion !

A lire également

Campagne nationale de SOS Racisme : « Et si tu votes FN ? »

Quand les fascistes d'Europe se donnent rendez-vous à Rungis

La cartographie de l’ultra-droite française