L’histoire du Soudan
A l’Est du continent africain, le Soudan est la proie d’un des régimes les plus durs au monde. Il présente, par ailleurs, d’importantes richesses pétrolières.
Cet imposant pays est limitrophe du Tchad, de l’Egypte, de l’Ethiopie, de la Libye, de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), de l’Ouganda, de la République de Centre Afrique et enfin du Kénya.
Dès lors, sa déstabilisation entraîne irrémédiablement celle d’une partie non négligeable du continent africain.
Déclarée en 1983, la guerre de Khartoum (capitale du Soudan) contre le Sud-Soudan, a fait, dans les rangs de la population chrétienne et animiste de cette région, pas moins de 2 millions de morts, plus de 4 millions de personnes déplacées et plus de 500 000 réfugiés.
En janvier 2005, le gouvernement et les forces rebelles du Sud ont enfin signé un accord de paix mettant fin à un conflit qui aura duré vingt ans. Mais le Darfour a été le grand oublié de ces négociations de paix.
Le Darfour
Le Darfour est une région de la taille de la France. L’hécatombe s’y comptabilise aujourd’hui à près de 10 000 morts par mois.
Selon la version officielle, il ne s’agirait, ni plus ni moins, que d’un conflit relatif aux ressources naturelles en eau et en pétrole, toute cette affaire ayant été inventée par l’ambassade américaine et les ONG, le gouvernement de Khartoum n’y étant bien sûr pour rien.
A l’appui de cette thèse, le fait que Colin Powell a, alors qu’il soutenait Bush au cours de sa campagne électorale, été le premier à prendre une position ferme contre ce régime. Depuis, le Président américain, a, en personne, déclaré que le drame du Darfour était constitutif d’un génocide.
Et pourtant, en dépit de nombreux témoignages relatifs aux atrocités commises au Darfour, l’indifférence demeure.
Tenter de donner un nom à cette tragédie de ce début de 21ème siècle ressortit aujourd’hui d’une bataille sémantique et idéologique. Une chose est sûre : ce sont des crimes, ce sont des crimes racistes.
Les démocraties sont toujours parvenues à tenter de justifier leur inaction en se réfugiant derrière des prétextes pseudo-culturels tels que la poudrière des Balkans ou bien encore les guerres tribales ancestrales au Rwanda. Pour ce qui est de l’actuelle tragédie du Darfour, sont aujourd’hui invoqués aussi bien le prétexte juridique de la souveraineté du Soudan que le débat sémantique relatif à la question de savoir si les massacres en cours sont caractéristiques ou non d’un génocide.
Publié le 23/10/2007 à 12:19
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