8 janvier 1912 : fondation de L’African National Congress (Congrès national africain)

Une poignée d’hommes – des chefs traditionnels, des représentants d’associations et de différentes Églises – se retrouvent à Bloemfontein pour unifier les mouvements. Ce jour-là naît une organisation, ouverte à tous, y compris aux Blancs, le South African Native National Congress qui se transformera rapidement en African National Congress.

Au commencement était la colonisation…

L’arrivée des Hollandais en 1652 suivis par les Britanniques à la fin du XVIIIe siècle, va bouleverser le cône sud de l’Afrique avec son lot de d’exploitation des richesses, d’esclavagisme, de ségrégation sociale et raciale. Et aussi par conséquence de guerres entre les premiers colons blancs, les Afrikaners, et les Britanniques comme avec les tribus indigènes.

A la fin du XIXème siècle la découverte des diamants puis de l’or à va attiser toutes les convoitises et va créer d’énormes besoins de main d’oeuvre.

Mais avant tout l’exploitation minière nécessite que les Noirs quittent leurs terres ancestrales. Pour les y « aider » L’Union sud-africaine adopte en 1913 le Land Act qui va rendre impossible la vie des populations noires. Il leur est désormais interdit d’acheter, de louer ou d’utiliser des terres, excepté dans les réserves où on les a parqués après les avoir auparavant totalement dépossédé. Il ne leur reste alors qu’une solution pour vivre ou plutôt survivre : se faire embaucher dans les mines!

Des mouvements de protestation voient le jour dans différentes provinces  : Transvaal, au Cap, dans le Natal et dans l’État libre d’Orange. Des mouvements souvent soutenus par l’Église et qui ouvrent la voie à une prise de conscience politique de plus en plus marquée.

C’est dans ce contexte économique et social que le 8 janvier 1912, une poignée d’hommes – des chefs traditionnels, des représentants d’associations et de différentes Églises – se retrouvent à Bloemfontein pour unifier les mouvements de lutte. Ce jour-là naît une organisation, le South African Native National Congress (SANNC, le Congrès national des indigènes sud-africains), qui se transforme rapidement en African National Congress (ANC, Congrès national africain).

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